On ne peut pas être urbaniste sans convictions. Fondamentalement sociale, notre pratique est en permanence sujette à débats. Productrice de controverse, elle dépasse les intérêts particuliers pour faire valoir l’intérêt général, questionne les doxas au profit d’une narration commune, pour redonner du sens à l’action collective.

 
 

Enjeux de notre action

1. Adapter notre métier à la diversité des territoires

 
 

Notre pratique quotidienne doit appréhender au mieux la diversité des territoires, dans ses multiples dimensions : cultures locales, ingénieries humaines, histoires sociales et dynamiques économiques. Couplées à l’exigence actuelle de la transition écologique, elles réclament notre adaptation permanente à des réels changeants.

Cette diversité ne peut être saisie qu’en faisant preuve de résilience. C’est pourquoi notre action n’a pas de pré-carré, aussi bien en termes de rayon d’action que de savoir-faire. Chaque territoire, en creux, nous enseigne quelque chose à propos des autres.

Sans cesse, nous élargissons le spectre de nos investigations et le terrain de notre action, en combinant les échelles, les types de missions et les maitrises d’ouvrages.

 
 

“L'urbanisme est un domaine large et complexe où interviennent des disciplines fort différentes. Ce n'est plus le fait de professionnels, c'est un ensemble de dispositifs. Le véritable enjeu, c'est de faire entrer les métiers nécessaires dans des projets qui sont tous différents, et d'organiser un travail collectif. L'ensemble de ces compétences ne sera plus jamais réductible à un corps de métier unique.”

— François Ascher

 
 

Conditions de notre action

2. Modeler notre expertise à l’égard des besoins

 
 

Nous extraire de la routine, mettre en place des dispositifs méthodologiques sur mesure, conduisent à nous affranchir des postures doctrinales et des grilles de lecture préconçues.

Notre temps de présence sur un territoire est bref, borné par les termes de la commande. Sur cette séquence, nous devons être en mesure de mobiliser les compétences attendues initialement, et nous adapter à l’évolution des attentes de la maitrise d’ouvrage. Ce processus d’apprentissage collectif, très créatif, induit la plasticité de notre expertise.

 
 

objectifs de notre action

3. Créer les conditions de l’émergence d’une intelligence collective

 
 

Notre expertise n’est pas figée. Notre connaissance du territoire d’étude est différente en fin de mission de ce qu’elle était au début. Le projet n’est pas un acquis, il se construit pas à pas. L’enjeu, dans les temps circonscrits de notre action, est de mettre en musique la convergence des efforts et des réflexions, d’organiser avec les acteurs impliqués les interactions nécessaires à une animation partagée du processus d’élaboration, de délibération et de décision.

Cette dimension multipartenariale du projet induit une organisation collective de l’action, privilégiant la coopération et la négociation. Il ne s’agit désormais plus tant de faire que de faire faire. De fait, le champ de nos compétences se définit moins par notre capacité à produire de l’expertise sur la base d’une commande prédéfinie, qu’à notre capacité à faire émerger une intelligence collective.

 
urbanisme bordeaux
 
 

Finalités de notre action

4. Articuler technique et politique dans un état de transition permanente

 
 

Ce qui est mis en place est, par conséquent, une forme transitoire d’organisation et de gestion de projet permettant la formalisation progressive des solutions. L’enjeu méthodologique est double. Il s’agit d’une part de traduire dans l’espace un projet politique, et d’en garantir sa faisabilité. Il s’agit, d’autre part, de donner du sens à la coopération entre les acteurs, en faisant émerger une perspective commune à l’action collective.

Dans cet état de transition permanente, les dispositifs de pilotage et d’animation que nous mettons en œuvre reposent sur ce dispositif double, technique et politique, au profit d’un aménagement soutenable des territoires pour les populations qui y vivent.